VRChat n’envisage pas d’identifier le contenu généré par l’IA, malgré un résultat particulièrement clair lors de sa récente consultation auprès de la communauté. Selon la plateforme sociale de réalité virtuelle, 95 % des participants à l’enquête souhaitent un type de signalement lorsque qu’un créateur utilise des outils d’intelligence artificielle.
Cependant, cette quasi-unanimité masque des désaccords sur la manière d’appliquer une telle mesure. VRChat estime notamment qu’un simple label “généré par l’IA” reposerait trop sur l’honnêteté des créateurs et serait difficile à contrôler. Il s’agit d’une approche différente de celle de YouTube, qui, au contraire, renforce ses labels relatifs à l’IA, y compris avec une détection automatique dans certains cas.
VRChat craint les fausses accusations et le harcèlement
VRChat explique que “Certains créateurs identifieraient honnêtement leur contenu”, tandis que d’autres pourraient présenter des œuvres assistées par l’IA comme étant entièrement humaines. VRChat redoute également l’émergence de comportements d’enquête parmi les utilisateurs visant à découvrir des créations supposément artificielles, avec le risque de harceler des auteurs n’ayant pas utilisé d’outils génératifs.

Pour l’instant, la plateforme refuse d’ajouter un filtre pour exclure les créations générées par l’IA des résultats de recherche, mais envisage deux solutions plus nuancées : une mention optionnelle “créé par un humain” et un champ listant les outils utilisés. Aucune de ces “solutions” n’est encore planifiée.
La qualité avant l’origine du contenu
Le géant des médias sociaux en réalité virtuelle préfère concentrer ses efforts sur des mesures obtenant un consensus plus large : des vignettes représentatives du contenu réel, une amélioration de la découverte et une considération accrue de la qualité. Une philosophie très différente de celle de Meta sur Instagram, où certains profils artificiels doivent désormais être explicitement identifiés.
Le débat autour des labels relatifs à l’IA illustre surtout la difficulté croissante de tracer une frontière claire entre la création humaine et l’assistance algorithmique. VRChat choisit donc, au moins temporairement, de juger les mondes virtuels et les avatars en fonction de leur qualité propre plutôt que des outils utilisés pour les créer.






