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OpenAI résout un problème mathématique vieux de 100 ans grâce à l’IA

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OpenAI annonce qu’un de ses modèles d’intelligence artificielle a résolu un problème mathématique vieux de plus d’un siècle en seulement 88 heures. L’équation de Navier-Stokes est essentielle pour décrire le comportement des fluides et trouve des applications dans des domaines tels que la météorologie et la conception aéronautique.

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Un défi mathématique de taille

Les équations de Navier-Stokes, issues des recherches du mathématicien et ingénieur français Henri Navier en 1822 et du mathématicien britannique George Gabriel Stokes, sont fondamentales pour comprendre les mouvements des fluides tels que l’eau et l’air. Néanmoins, leur comportement demeure complexe à prédire dans certaines circonstances.

En 2000, le Clay Mathematics Institute a classé le problème des équations de Navier-Stokes parmi les sept « problèmes millénaires ». La résolution complète de ce problème est récompensée par un prix d’un million de dollars, témoignant de l’importance cruciale de cette question dans le domaine des mathématiques.

Pour atteindre ce résultat, OpenAI a mobilisé près de 10 000 agents d’intelligence artificielle opérant en parallèle. Le système a généré environ 130 milliards de jetons et a nécessité plusieurs millions de dollars en ressources de calcul. OpenAI précise que la validation formelle de la démonstration a encore nécessité 17 heures supplémentaires.

Une découverte entourée de controverses

Cependant, cette annonce soulève des doutes parmi certains chercheurs. Le mathématicien Tristan Buckmaster soutient que le modèle d’OpenAI a employé une approche similaire à ses recherches en collaboration avec Levent Alpöge, chercheur chez Anthropic. Buckmaster a notamment interrogé OpenAI sur la possibilité que des données issues de son travail avec Codex aient été utilisées pour entraîner le modèle.

OpenAI dément avoir utilisé les travaux ou résultats de Buckmaster et Alpöge pour orienter ses agents. Sébastien Bubeck, chercheur au sein de l’entreprise, affirme que les deux équipes ont agi de manière indépendante et qu’aucune donnée personnelle spécifique n’a été consultée pour résoudre le problème. Toutefois, le créateur de ChatGPT admet ne pas pouvoir écarter la possibilité qu’une utilisation anonymisée de ses services ait pu contribuer à l’amélioration de ses modèles.

L’entreprise indique également qu’elle n’a pas l’intention de réclamer le million de dollars associé au problème du millénaire. Elle considère avant tout cette démonstration comme une illustration de l’accélération des capacités de ses modèles dans le cadre de la recherche scientifique.

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