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Le patron de Google AI veut un régulateur dirigé par les États-Unis

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Demis Hassabis, patron de Google DeepMind, prédit l’arrivée d’une intelligence artificielle égale aux capacités intellectuelles humaines dans quelques années, un horizon qu’il juge trop proche pour rester sans cadre réglementaire clair. C’est dans ce contexte qu’il proposer la création d’une autorité américaine chargée de tester les systèmes d’IA les plus puissants avant leur mise sur le marché, sur le modèle de la FINRA, ce régulateur privé placé sous tutelle fédérale qui supervise déjà Wall Street.

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Une autorité financée par l’industrie de l’IA

Cette proposition intervient quelques semaines seulement après un épisode révélateur du vide juridique actuel : en juin, le ministère du Commerce a ordonné la suspension pour deux semaines de l’accès des utilisateurs étrangers à deux modèles d’IA Anthropic, Claude Fable 5 et Mythos 5. Cet incident illustre les tensions qui peuvent surgir en l’absence de règles formalisées et renforce l’argument de Damis Hassabis en faveur d’un cadre institutionnel préventif plutôt que de décisions ad hoc de l’administration.

Le patron de Google DeepMind détaille les contours de l’autorité qu’il imagine : elle regrouperait les meilleurs experts techniques du secteur, serait financée par l’industrie de l’IA elle-même et aurait pour mission d’établir un cadre formel d’évaluation avant tout déploiement commercial. Son champ d’application couvrirait les modèles de classe frontière, qu’ils soient développés aux États-Unis ou à l’étranger, une clarification qui vise notamment à introduire la concurrence chinoise dans l’équation, à mesure que la Chine progresse dans l’IA à moindre coût et de manière compétitive. Damis Hassabis résume sa position avec une formule prudente : « Face à ce niveau d’incertitude et aux enjeux élevés, avancer avec un optimisme prudent est la bonne stratégie. »

Cette proposition rejoint celle faite en juin par Dario Amodei, patron d’Anthropic, qui appelait également à davantage de régulation gouvernementale et suggérait la création d’une agence fédérale dédiée aux tests de modèles. Le fait que deux dirigeants d’entreprises concurrentes, Google DeepMind et Anthropic, convergent vers la même demande d’une réglementation structurée suggère que l’urgence perçue va au-delà des seules rivalités commerciales dans le secteur.

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