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Intelligence artificielle : plus de 20 pays réclament un renforcement de la supervision humaine

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Plus de 20 pays, ainsi que l’Union européenne, se prononcent pour un renforcement de la supervision humaine des systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés. L’Allemagne, le Canada, l’Australie, la Norvège et l’Afrique du Sud figurent parmi les signataires d’une déclaration qui propose également d’étudier la création d’une institution internationale dédiée à la sécurité de l’IA.

Robot d'intelligence artificielle

Une IA devant rester sous contrôle humain

La déclaration publiée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies stipule que l’IA doit rester sous contrôle “directive, supervision et contrôle humains”. Les signataires demandent aux gouvernements et aux entreprises d’agir rapidement pour garantir que le développement de cette technologie respecte le droit international.

Le texte souligne notamment l’importance de développer des normes communes et d’améliorer la coopération entre les États. Les pays signataires souhaitent également partager des informations sur les incidents graves liés à la sécurité des systèmes d’IA afin d’identifier plus efficacement les risques associés aux modèles les plus avancés.

La déclaration prévoit surtout la création d’une institution internationale capable de définir des normes, d’organiser leur vérification et de rassembler les États lorsque les systèmes d’IA dépassent certains seuils de capacité. Cependant, le texte ne crée pas une telle institution : il demande aux gouvernements d’examiner cette possibilité.

Absence des États-Unis, de la Chine et de la France parmi les signataires

Le groupe rassemble l’Allemagne, le Canada, l’Australie, les Émirats arabes unis, Singapour, la Norvège, la Finlande, l’Afrique du Sud, le Kenya et le Kazakhstan. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, figure également parmi les signataires de la déclaration.

Les États-Unis et la Chine, deux acteurs majeurs du développement de l’IA à l’échelle mondiale, n’ont pas signé le texte. Le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud font également partie des pays qui n’ont pas rejoint cette initiative à ce stade. La déclaration reste ouverte à de nouvelles signatures.

Cette démarche intervient alors que les chefs d’État se rassemblent à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU et alors que divers gouvernements cherchent à coordonner leurs approches face aux capacités croissantes des modèles d’IA. Le président finlandais Alexander Stubb, dont le bureau a publié la déclaration, appelle d’autres pays à se joindre au mouvement et à participer à l’élaboration de règles communes.

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