Google expérimente l’utilisation de l’intelligence artificielle pour modifier automatiquement les titres des articles de presse et d’autres sites Web dans ses résultats de recherche. Le groupe confirme mener une expérimentation « limité » Pour « Mieux faire correspondre les titres aux requêtes des utilisateurs ». Le phénomène a été repéré par Le borddont les journalistes ont constaté que leurs propres titres avaient été réécrits sans leur intervention ni autorisation.

Quand Google utilise l’IA pour modifier les titres
Les exemples documentés par The Verge illustrent l’ampleur des modifications : le titre « J’ai utilisé l’outil d’IA ‘triche sur tout’ et cela ne m’a pas aidé à tricher sur quoi que ce soit » est devenu « Outil d’IA « Triche sur tout » ». Un autre exemple est « Microsoft rebaptise Copilot de la manière la plus Microsoft possible » qui a été transformé en « Changements Copilot : les équipes marketing recommencent ». Il ne s’agit pas de titres tronqués, mais de véritables réécritures réalisées par l’IA.
Google précise que si l’expérimentation conduisait à un déploiement plus large, elle ne s’appuierait pas sur un modèle d’IA générative. Un éditeur peut choisir d’avoir deux titres distincts, un pour ses lecteurs et un optimisé pour le référencement, mais ces deux versions restent rédigées par ses équipes. Que Google décide unilatéralement de remplacer l’un ou l’autre constitue une rupture avec le fonctionnement habituel du moteur de recherche.
Le précédent existe : Google Discover avait testé puis largement déployé des réécritures de titres au motif qu’elles « bien performé pour la satisfaction des utilisateurs ». Ce déploiement pose une question fondamentale aux éditeurs : si Google parvient à substituer son propre titre à celui publié, il peut potentiellement fausser le sens d’un article avant même que l’utilisateur ne clique. Dans un contexte où le moteur de recherche de Google génère déjà de moins en moins de trafic vers les sites Internet, la perspective d’un contrôle éditorial partiel exercé par le moteur lui-même aggrave une tension déjà bien ancrée.






