Là Russie reviendrait-il dans la course technologique mondiale ? Rosatoml'agence nucléaire russe, affirme en tout cas avoir développé un nouveau type de moteur spatial, capable de propulser un vaisseau vers Mars en seulement un à deux mois. Une avancée technologique majeure qui, si elle se confirme évidemment, pourrait bouleverser les standards actuels de l'exploration interplanétaire.
Propulsion électrique plasma aux performances sans précédent
Contrairement aux fusées classiques reposant sur la combustion, ce moteur utilise un système de propulsion électrique à plasma. Les particules ionisées sont accélérées par un champ électromagnétique intense générant une poussée continue et très efficace. Ce procédé permettrait d'atteindre des vitesses d'éjection proches de 100 km/s, soit plus de vingt fois supérieures à celles des moteurs chimiques actuels (« seulement » quelques kilomètres par seconde).

Autre avantage clé : l’efficacité énergétique. Là où les moteurs conventionnels dissipent une grande partie de l’énergie sous forme de chaleur, la propulsion plasma transforme directement l’électricité en mouvement. L’utilisation de l’hydrogène, élément léger et abondant dans l’espace, renforcerait encore les performances du système tout en réduisant la masse de carburant à bord.
Des tests prometteurs, mais encore préliminaires
Un prototype de 300 kW a déjà été testé àInstitut Troitsk, en Russie. Selon les ingénieurs du projet, sa durée de fonctionnement dépasserait les 2 400 heures, ce qui serait a priori suffisant pour assurer un voyage Terre-Mars. Des bancs d'essais spécialisés reproduisant le vide de l'espace ont même été développés afin d'évaluer la robustesse du moteur dans des conditions extrêmes.
Dans un scénario opérationnel (encore à l'état prospectif), le moteur à plasma serait mis en orbite à l'aide d'une fusée chimique classique avant de prendre le relais pour le voyage interplanétaire. Cette technologie pourrait également transformer la logistique spatiale en facilitant le transport rapide d’équipements et de satellites entre différentes planètes.
Tout cela est bien beau… mais reste à être validé par des publications scientifiques indépendantes. Après le grave échec du premier robot humanoïde russe, il faut être un peu prudent.






