Alibaba a intenté une action en justice contre le gouvernement américain pour obtenir sa suppression de la liste 1260H du ministère de la Défense. Cette liste recense les entreprises que Washington considère comme liées, directement ou indirectement, à l’Armée populaire de libération chinoise.
Le géant chinois nie tout lien militaire avec Pékin
Le groupe, connu pour ses activités de commerce en ligne, de logistique et de cloud computing, rejette catégoriquement les accusations portées par le Pentagone. Dans sa plainte, Alibaba estime que son ajout à cette liste n’a « aucune base factuelle ou juridique » et viole ses droits constitutionnels.

La société affirme ne jouer aucun rôle dans les opérations militaires, de renseignement ou de défense. Alibaba insiste également sur l’absence de membres liés à l’armée chinoise au sein de son conseil d’administration. Le géant chinois affirme en outre que ses plateformes ont été conçues pour des services numériques et des échanges commerciaux, et non pour répondre à des objectifs stratégiques militaires.
Une liste sans sanctions immédiates, mais aux conséquences importantes
L’inscription sur la liste 1260H n’entraîne pas automatiquement des sanctions économiques comparables à celles imposées à d’autres groupes chinois. Cette désignation limite cependant les relations commerciales avec le département américain de la Défense et peut inciter les partenaires privés à prendre leurs distances.
Alibaba estime que ce label affaiblit sa réputation internationale, complique certaines collaborations aux Etats-Unis et risque de limiter son accès à des conseils juridiques ou commerciaux. Le groupe a déjà tenté de dialoguer avec les autorités américaines après une première apparition temporaire sur une version antérieure de la liste, sans obtenir de réponse satisfaisante.
Un nouvel épisode dans la guerre technologique sino-américaine
Cette affaire s’inscrit dans un climat de méfiance croissante entre Washington et Pékin autour de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs, des infrastructures cloud et des données. Pour Alibaba, l’enjeu va bien au-delà de cette procédure : il s’agit de préserver son image de groupe technologique civil sur les marchés internationaux.






