Le Royaume-Uni abandonne son programme national d’identité numérique. A peine installé à Downing Street, le Premier ministre Andy Burnham a annoncé l’abandon du système lancé sous Keir Starmer, qui devait moderniser l’accès aux services publics et renforcer les contrôles sur le droit au travail. Les crédits prévus seront à terme réaffectés à la baisse des factures d’électricité.
Un programme de 1,8 milliard de livres abandonné
Le projet devait récolter 1,8 milliard de livres sterling sur trois ans. Son architecture était basée sur l’application GOV.UK et était destinée à permettre aux citoyens et résidents de prouver leur identité depuis un smartphone. L’usage obligatoire initialement envisagé pour certains contrôles professionnels avait cependant suscité de vives oppositions.

Une pétition parlementaire réclamant l’abandon des cartes d’identité numériques a recueilli exactement 2 984 191 signatures. Ses partisans dénoncent les risques de surveillance, de piratage des données et d’exclusion de personnes peu familiarisées avec les outils numériques. Le débat fait écho aux inquiétudes autour de la généralisation de l’identité numérique et des contrôles nécessitant parfois un document officiel ou une analyse faciale.
Économies sur les factures d’électricité
A partir du 1er octobre 2026, la TVA sur l’électricité domestique passera de 5% à 0%. Le gouvernement estime que cette mesure réduira la facture annuelle moyenne d’un ménage d’environ 45 £. John Healey, nouveau chancelier de l’Échiquier, promet de donner « une marge de manœuvre sur les factures » avant l’hiver.
L’abandon du programme ne supprimera pas le droit aux chèques travail, qui se poursuivra avec les justificatifs déjà acceptés. Cette volte-face rappelle aussi l’échec d’un précédent système britannique de vérification de l’âge, et illustre la difficulté d’imposer une identité centralisée lorsque les garanties de sécurité, de proportionnalité et de contrôle démocratique ne convainquent pas la population.






