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pourquoi tu reçois tous ces messages ?

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Ces derniers jours, de nombreuses entreprises comme Castorama, Carrefour, Leroy Merlin, France Télévisions ou Coopérative U ont envoyé un e-mail pour informer leurs abonnés de l’utilisation de pixels espions dans leurs communications. Si vous en avez reçu un, ce n’est pas un hasard. Depuis le 14 juillet 2026, une nouvelle recommandation de la CNIL encadre plus strictement leur utilisation. Mais au fait, qu’est-ce qu’un pixel espion, à quoi sert-il et faut-il s’en méfier ? Voici ce que vous devez savoir.

Pourquoi recevez-vous tous ces emails en ce moment ?

Si vous avez reçu plusieurs emails parlant de « pixels espions » ces derniers jours, l’explication est simple. Le 14 avril 2026, la CNIL publié une recommandation visant à mieux encadrer leur utilisation dans les emails. Les entreprises concernées disposaient alors d’un délai de trois mois pour s’y conformer, soit jusqu’au 14 juillet 2026.

C’est la raison pour laquelle de nombreuses marques et organismes contactent actuellement leurs abonnés pour les informer de l’utilisation de ces pixels et, selon les cas, leur permettre de s’y opposer ou de leur demander leur consentement, conformément aux nouvelles règles définies par la CNIL.

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Qu’est-ce qu’un pixel de suivi ?

Un pixel de suivi est une image invisible intégrée dans un e-mail. Généralement d’une taille de 1 × 1 pixel, il est impossible de le voir à l’œil nu. Lorsque vous ouvrez un e-mail et que les images sont chargées, ce pixel est automatiquement téléchargé. L’expéditeur peut alors savoir que le message a été consulté.

Cette technologie est utilisée depuis de nombreuses années, principalement dans les newsletters et le marketing par courrier électronique. Il permet aux entreprises de connaître le taux d’ouverture de leurs campagnes et de mieux comprendre comment leurs emails sont consultés.

Quelles informations un pixel de suivi peut-il collecter ?

Lorsqu’un pixel de suivi est chargé, il peut transmettre plusieurs informations à l’expéditeur. La première consiste simplement à ouvrir l’e-mail, accompagné de la date et de l’heure auxquelles le message a été consulté.

En fonction du client de messagerie utilisé et des protections activées, d’autres informations techniques peuvent également être récupérées. Il peut s’agir du type d’appareil utilisé (ordinateur, smartphone ou tablette), du système d’exploitation, du logiciel de messagerie, de l’adresse IP ou encore d’une localisation approximative déduite de cette dernière.

Cependant, toutes ces informations ne sont pas systématiquement disponibles. Certains services et services de messagerie, comme Apple Mail avec Mail Privacy Protection ou Proton Mail, limitent déjà certaines de ces données afin de mieux protéger la vie privée des utilisateurs.

Ce qui change par rapport au 14 juillet 2026

La recommandation publiée par la CNIL en avril dernier encadre plus strictement l’utilisation de pixels espions dans les emails. Pour la plupart des utilisations marketing, les entreprises doivent désormais obtenir le consentement de leurs abonnés avant de les utiliser.

La CNIL prévoit cependant quelques exceptions. Par exemple, un pixel de suivi peut être utilisé pour vérifier la délivrabilité d’un email ou dans certains emails transactionnels, comme une confirmation de commande ou une réinitialisation de mot de passe.

Devez-vous vous soucier du suivi des pixels ?

Le suivi des pixels à lui seul ne présente pas de risque particulier. Leur utilisation est désormais mieux réglementée afin d’offrir plus de transparence et de contrôle aux utilisateurs.

Si vous recevez actuellement des emails vous informant de leur utilisation, il n’y a rien d’anormal. Les entreprises concernées se conforment simplement aux nouvelles recommandations de la CNIL. Vous êtes alors libre d’accepter ce suivi ou de vous y opposer lorsque cette possibilité vous est offerte.

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