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Le projet de centre de données de Google en France suscite des manifestations

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Google envisage d’implanter son premier centre de données en France, près de Châteauroux, mais ce projet suscite une opposition croissante dans le département de l’Indre. À Étrechet, le maire, trois députés et un conseiller municipal ont démissionné en signe de protestation contre la réalisation de ce projet et ses conséquences locales.

Serveurs de centres de données

Google prévoit de construire entre huit et dix bâtiments dans la zone d’activités d’Ozans à Étrechet pour accueillir des serveurs informatiques. Le site occuperait environ 195 hectares et pourrait, selon le maire de Châteauroux, Gil Avérous, créer jusqu’à 1 200 emplois directs. La mise en service du premier bâtiment pourrait intervenir aux alentours de 2028 ou 2029.

Ce projet de centre de données nécessite également des travaux électriques importants. RTE envisage notamment des connexions souterraines de 225 000 volts et, à terme, deux lignes aériennes de 400 000 volts s’étendant sur plus de dix kilomètres pour alimenter l’infrastructure. La Commission nationale du débat public (CNDP) décrit un projet comprenant huit à dix bâtiments de centres de données, ainsi que deux postes électriques.

Ces dimensions suscitent des inquiétudes parmi certains résidents et élus. La maire démissionnaire, Florence Laurent, évoque un “inconfort visuel” et des risques environnementaux, tandis que les opposants dénoncent l’impact du projet sur les terres agricoles ainsi que sa consommation potentielle d’eau et d’électricité. Une pétition collective “Les habitants d’Ozan disent non” a récolté plus de 18 000 signatures et appelle à l’abandon du projet.

Une consultation prévue avec Google et RTE

Cependant, le projet bénéficie du soutien de nombreux responsables locaux. Gil Avérous affirme que 13 des 14 communes de l’agglomération soutiennent l’installation et présente les 1 200 emplois permanents annoncés comme un enjeu économique majeur pour un territoire à forte prédominance agricole. Il assure également que le système de refroidissement nécessitera uniquement un apport initial avant de fonctionner en circuit fermé.

La Commission nationale du débat public a décidé, en avril, d’organiser une consultation préliminaire concernant le centre de données et sa connexion électrique. Google France et ses filiales Tricolore Computing et Violet Computing, ainsi que RTE, dirigent le projet et participeront à cette procédure, prévue pour novembre et décembre.

Les travaux de construction n’ont pas encore commencé et l’accès au site est actuellement bloqué par des blocs de béton. Contacté par l’AFP, Google France a choisi de ne pas commenter le projet ni de fournir plus de détails, tandis que le maire de Châteauroux reconnaît qu’“il y a des questions” auxquelles les responsables du projet doivent répondre.

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