Google revoit sa stratégie concernant l’intelligence artificielle dans les établissements scolaires. Dans les mois à venir, Gemini, Gemini Notebook, Gemini en classe, et Google Search seront désactivés par défaut pour les comptes des écoles K-12, jusqu’à ce que les administrateurs décident de les activer explicitement. De cette manière, chaque établissement pourra activer les services de manière individuelle. Ce changement de réglementation marque une rupture par rapport à l’été dernier, où certaines fonctionnalités d’IA étaient automatiquement activées dans Classroom, suscitant des critiques de la part de nombreux enseignants.
Chris Phillips, directeur de Google for Education, explique que “Après avoir écouté les écoles, les enseignants, les chercheurs et les responsables politiques, nous faisons évoluer notre approche concernant les contrôles.”
Sans IA, Google Search pourrait également disparaître
La situation se complique avec le moteur de recherche. Google considère désormais Search et ses capacités d’IA comme étant étroitement liés. Chris Phillips confirme ainsi qu’un établissement qui refuse l’IA pourrait également rendre Google Search inaccessible pour les comptes de ses élèves.

Cette dépendance pourrait poser des problèmes pour les écoles qui utilisent largement des Chromebooks et Workspace. Il est à noter que Gemini compte actuellement plus d’un milliard d’utilisateurs et que les applications éducatives figurent parmi ses principaux moteurs de croissance.
L’apprentissage guidé souhaite limiter les réponses préparées
Google soutient ce changement dans les règles de déploiement de Guided learning dans les classes. Plutôt que de fournir directement une solution, l’outil d’IA décompose désormais les problèmes étape par étape, pose des questions et peut générer des exercices ou des quiz.
Une version similaire arrive aussi dans la recherche pour les comptes étudiants, avec une expérimentation qui sera lancée ce mois-ci dans plusieurs écoles américaines. Cette approche tente de répondre à un phénomène déjà conséquent : 73 % des jeunes Français âgés de 18 à 24 ans déclarent utiliser l’IA générative pour leurs devoirs. Google souhaite donc redonner le contrôle aux établissements, mais l’intégration de plus en plus poussée de Gemini dans Search pourrait continuer à inquiéter les plus réticents à l’IA.






