Quelques jours avant une audience, Instantané trouvé un accord à l'amiable dans une procédure lui reprochant d'avoir encouragé l'addiction aux réseaux sociaux. La décision, annoncée devant un tribunal californien de Los Angeles, met un terme à l'action intentée par un jeune plaignant de 19 ans, connu sous les initiales KGM, qui accusait Snapchat d'avoir conçu des mécanismes qui favorisent la dépendance et affaiblissent la santé mentale des usagers.
Un règlement discret mais symbolique
Les termes financiers de l'accord n'ont pas été rendus publics. Cette résolution intervient alors que le procès devait marquer une première historique : l'audition d'un gestionnaire de réseaux sociaux devant un jury dans une affaire d'addiction au numérique. Le PDG de Snap, Evan Spiegelétait notamment attendu à la barre, ce qui aurait constitué un précédent majeur pour le secteur des technologies des réseaux sociaux. .

Cependant, l’affaire ne concernait pas uniquement Snap. D’autres grandes plateformes, dont Meta, YouTube et TikTok, restent poursuivies dans le cadre de procédures similaires, sans qu’aucun accord n’ait été trouvé à ce stade. Les auditions à venir pourraient ainsi ouvrir la voie à un examen approfondi de certaines pratiques des grandes plateformes sociales.
Des mécanismes accusés d’amplifier la dépendance
Les plaignants estiment que certaines fonctionnalités – défilement infini, lecture vidéo automatique ou recommandations algorithmiques – incitent à une utilisation compulsive et prolongée. ce qui peut conduire à des troubles anxieux, à une dépression ou à des comportements d’automutilation. Selon plusieurs documents du dossier, des salariés de Snap auraient alerté en interne sur les risques pour la santé mentale des adolescents dès le milieu des années 2010, une version que conteste l'entreprise.
Un problème juridique aux conséquences potentielles majeures
Les entreprises ciblées se défendent notamment en invoquant la liberté d'expression, estimant que leurs algorithmes sont un choix éditorial comparable à celui d'un média sélectionnant ses contenus. Si les plaignants obtiennent gain de cause, les experts anticipent une indemnisation de plusieurs milliards de dollars et, surtout, une profonde remise en cause de la conception même des applications sociales.
L'accord conclu par Snap n'éteint donc pas ce débat. Au contraire, cela pourrait même accélérer l’examen judiciaire de l’impact réel des plateformes numériques sur la santé mentale, à l’heure où régulateurs et législateurs cherchent déjà à renforcer la protection des jeunes contre un usage excessif du numérique.






