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L’interdiction des réseaux sociaux pour les adolescents est un échec en Australie

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Entrée en vigueur en décembre 2025, l’interdiction des réseaux sociaux en Australie pour les moins de 16 ans n’a quasiment aucun effet visible. Selon une étude Selon une étude de l’Université de Newcastle publiée dans le British Medical Journal, près de 85 % des adolescents ont continué à utiliser ces plateformes trois mois plus tard.

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Le contrôle de l’âge est facile à contourner

L’étude a porté sur 408 adolescents âgés de 12 à 17 ans et tire un constat sévère. Les chercheurs mentionnent un « mise en œuvre limitée, conformité incomplète et contournement important des restrictions sur les réseaux sociaux ». Plus de 50 % des jeunes interrogés utilisent encore leur propre compte sur TikTok, X/Twitter, Facebook, Instagram, YouTube ou Snapchat, malgré l’interdiction.

En effet, les barrières techniques se sont révélées trop faibles pour bloquer durablement les mineurs. L’université de Newcastle souligne que les réseaux sociaux se contentaient le plus souvent d’une déclaration d’âge ou d’un simple selfie, là où une vérification robuste aurait nécessité une pièce d’identité.

Seuls 5% des 12-13 ans et 11% des 14-15 ans ont effectivement dû fournir une pièce d’identité. Dans le même temps, 15 % des 12-13 ans et 19 % des 14-15 ans ont déclaré utiliser de faux comptes pour contourner le système. Une plus petite minorité, 3 %, a utilisé un VPN.

Les chercheurs tirent une conclusion claire sur l’effet immédiat de la loi. « Globalement, nous n’avons pas trouvé d’éléments suffisants pour conclure que l’exposition à la loi avait, à ce stade, des effets significatifs sur l’utilisation des réseaux sociaux chez les adolescents de moins de 16 ans »ils écrivent. En d’autres termes, l’interdiction n’a réduit que marginalement l’utilisation quotidienne.

La France et d’autres pays veulent la même interdiction

L’étude va plus loin et suggère que la mesure pourrait surtout retarder l’accès des très jeunes enfants, plutôt que ralentir les adolescents qui utilisent déjà ces services. Cet écart entre ambition politique et réalité technique fait de l’Australie un véritable crash-test pour les pays préparant des lois comparables.

Le Royaume-Uni prévoit une interdiction similaire en 2027 et d’autres pays progressent également dans ce domaine, comme la Malaisie, les Émirats arabes unis, la Nouvelle-Zélande ou la France. En France, Emmanuel Macron a indiqué que cela devrait être une réalité dès la rentrée scolaire pour les moins de 15 ans.

Le message envoyé par l’expérience australienne est simple : une interdiction inscrite dans la loi ne suffit pas sans un mécanisme de vérification crédible. Comme le résument les experts et les militants, « il faut une stratégie convaincante ».

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