Google étudierait la faisabilité d’un projet tout à fait digne de la science-fiction : installer une partie de ses futurs datacenters dans l’espace. Selon le Journal de Wall Street, le groupe discute avec EspaceX afin d’obtenir son assistance pour le lancement et l’exploitation de satellites capables d’héberger de la puissance de calcul en orbite.
Project Suncatcher, le pari spatial de Google
Cette initiative fait partie de Projet Suncatcherun programme annoncé par Google pour évaluer la faisabilité des centres de données spatiaux. L’idée est de placer des satellites en orbite basse, alimentés directement par l’énergie solaire, pour fournir une capacité de calcul à l’intelligence artificielle sans dépendre uniquement des infrastructures terrestres.

Google travaille déjà avec Planet Labs pour concevoir des satellites, mais discute également avec plusieurs sociétés de lancement de satellites. Un accord avec SpaceX serait particulièrement symbolique : Elon Musk se nourrit. – via SpaceX et xAI – l’ambition de déployer à terme une immense constellation de satellites informatiques.
Un rêve industriel encore très incertain
Radiation, refroidissement et pollution orbitale
Sundar Pichai a déjà présenté cette évolution comme quasiment inévitable, estimant que « dans environ une décennie »les centres de données spatiaux pourraient devenir presque « monnaie courante ». Elon Musk va encore plus loin et estime que les satellites pourraient devenir d’ici quelques années le moyen le moins coûteux de produire de la puissance de calcul pour l’IA.
Cependant, les obstacles restent considérables : les puces graphiques exposées au rayonnement cosmique peuvent commettre davantage d’erreurs, sans compter le difficile refroidissement dans le vide de l’espace, où la chaleur ne s’échappe pas comme sur Terre. À cela s’ajoutent les risques d’encombrement des débris spatiaux en orbite basse, avec une probabilité d’impact accrue et un éventuel effet « Gravité » (réactions en chaîne).
Malgré ces écueils, ces projets de centres de données orbitaux pourraient ouvrir la voie à une nouvelle ère pour les infrastructures numériques. Néanmoins, avant de déplacer l’IA dans l’espace, les géants de la technologie devront prouver que cette vision est viable, sûre et véritablement préférable aux centres de données terrestres.






