Tesla ne lancera pas immédiatement son système de conduite autonome (Full Self-Driving) en France. Dans un réponse publiée le 22 juillet sur la plateforme gouvernementale Agorale Ministre des Transports Philippe Tabarot estime que les garanties de sécurité restent insuffisantes. Il ne s’agit toutefois pas d’une interdiction définitive : les discussions techniques avec Tesla et plusieurs pays européens se poursuivent en ce moment même.
La gestion de la vitesse inquiète la France
FSD peut gérer la direction, les changements de voie, les intersections, l’accélération et le freinage, mais il ne transforme pas la voiture en véhicule autonome. Tesla rappelle elle-même que le conducteur doit rester attentif et prêt à prendre le contrôle. Le système est déjà disponible aux Pays-Bas, en Lituanie, en Estonie, au Danemark et en Belgique.

La France pointe particulièrement la gestion de la vitesse via le FSD. Philippe Tabarot déclare ainsi que le logiciel peut suivre le rythme de la circulation et rouler à 70 km/h sur une route limitée à 50 km/h, sans demande explicite du conducteur. Dans certains cas, l’écart pourrait atteindre 50 % au-dessus de la limite. Cette critique rejoint les polémiques suscitées par les profils de conduite plus agressifs de la FSD.
Le conducteur reste responsable auprès du FSD
Le ministère est également préoccupé par la vigilance dans les environnements complexes, notamment aux ronds-points, aux intersections et aux changements de voie. Cet apparent paradoxe n’est pas nouveau : plus l’assistance apparaît efficace, plus l’utilisateur a tendance à relâcher son attention. Cependant, avec le FSD encadré, l’automobiliste reste pénalement responsable en cas d’accident.
« Ma responsabilité est de permettre l’innovation sans jamais compromettre la sécurité » dit le ministre. La France poursuit donc son évaluation plutôt que de fermer la porte à Tesla. Philippe Tabarot souhaite également permettre l’arrivée de véhicules autonomes homologués dès 2027. Pour le constructeur, l’enjeu sera désormais d’adapter son logiciel aux règles européennes… et en l’occurrence notamment françaises).






