Méta accepté à verser 17 milliards de dollars à 29 États américains, dont la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey, pour clore des poursuites judiciaires concernant la dépendance des jeunes à ses réseaux sociaux. Cet accord impose une série de mesures concrètes à l’entreprise, de la limitation du temps d’utilisation au contrôle parental renforcé.

Changements à venir sur Facebook et Instagram
Cet accord impose plusieurs changements structurels à Meta sur ses réseaux sociaux Facebook et Instagram, destinés à répondre directement aux critiques formulées par les procureurs généraux. Parmi les changements, on retrouve :
- limitation du temps d’utilisation et pauses obligatoires
- supprimer les notifications pendant les heures de cours
- vérification de l’âge et contrôle du contenu
- renforcer le contrôle parental
- restrictions sur les « j’aime »
Le procureur général Jay Jones déclare que cet accord « mettra fin à ces pratiques dangereuses et apportera une aide concrète qui protégera les enfants des dangers en ligne »une formule qui résume l’objectif affiché par les 29 Etats signataires de la procédure. Il a également déclaré que « Pendant des années, Meta a délibérément induit le public en erreur sur des éléments de conception addictifs et nocifs qui ont fait des ravages sur la santé mentale des jeunes. ».
La répartition financière de cet accord global varie selon les États, la Virginie recevant à elle seule 353 millions de dollars sur les 17 milliards répartis entre les différentes parties.
Le procès s’est ouvert la semaine dernière à Oakland, en Californie. Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, a commencé à témoigner mardi soir et a défendu le bilan et les progrès de Meta en matière de sécurité et de confidentialité des enfants.
Une première enquête menée par huit États
Arturo Béjar, ancien responsable de la sécurité chez Meta, a lui-même déclaré que l’entreprise avait donné la priorité aux profits plutôt qu’à la sécurité des utilisateurs, une accusation qui fait directement écho à celle formulée par le procureur général Jay Jones dans le cadre de l’accord avec les 29 États. Meta a également déjà ajouté plusieurs fonctionnalités de sécurité à Instagram, une réponse partielle aux critiques qui n’a cependant pas empêché la poursuite des procédures judiciaires en cours.
L’accord actuel trouve son origine dans une enquête initialement ouverte par huit États américains, dont la Californie, la Floride, le Kentucky, le Massachusetts, le Nebraska, le New Jersey, le Tennessee et le Vermont. Cette première enquête s’est progressivement élargie pour rassembler 29 États au moment de la conclusion de l’accord, montrant l’ampleur croissante de la mobilisation judiciaire contre les pratiques de Meta sur la question de la sécurité des jeunes utilisateurs.






