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Acquisition de SFR : c’est chose faite, un accord a été trouvé avec Orange, Bouygues et Free

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Orange, Bouygues Télécom Et Gratuit (Iliad) annoncent avoir signé un protocole d’accord pour le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros. Les trois opérateurs, qui ont formé un consortium pour réaliser l’acquisition, indiquent dans un communiqué commun avoir conclu un accord avec Altice France, la maison mère de SFR, pour ce qu’ils présentent comme « l’une des plus grandes opérations industrielles d’Europe dans le secteur des télécommunications ».

Orange Bouygues Gratuit SFR Logos Opérateurs

Un accord trouvé pour le rachat de SFR

Le prix d’achat de SFR est de 20,35 milliards d’euros, sous réserve d’ajustements de clôture. Ces ajustements comprennent :

  • un complément de prix potentiel pouvant atteindre 650 millions d’euros ;
  • un éventuel mécanisme d’ajustement des prix à la baisse et des clauses de sortie de la part du consortium ou d’Altice France (clause de sauvegarde), en fonction des performances financières de SFR jusqu’à la réalisation de la transaction ;
  • les mécanismes habituels d’ajustement de la dette nette sur la base des comptes à la clôture de l’opération ;
  • des mécanismes d’ajustement des prix liés au bon respect des engagements d’Altice France jusqu’à la réalisation du rachat (engagements réglementaires et engagements d’investissement).

Des frais de rupture ou des clauses de sortie sont prévus. Ils pourraient varier de 100 millions d’euros et, en cas de signature, jusqu’à 2 milliards d’euros selon l’initiateur de la sortie, les motifs et la date de sortie de l’opération. Ils seraient supportés à parts égales par les membres du consortium, y compris, sous certaines conditions, en cas d’arrêt de l’opération de rachat de SFR à l’initiative d’Altice France. Par ailleurs, Orange, Bouygues Telecom et Free bénéficient des mécanismes habituels de garantie actif-passif.

La répartition du prix entre les acheteurs reste inchangée par rapport à l’offre indicative du 17 avril 2026, à savoir environ 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free et 27% pour Orange. Ces pourcentages pourraient varier d’ici là en fonction de l’évolution des clientèles.

Comment les opérateurs se partageront les clients SFR

L’opération consiste en l’acquisition des actions (share deal) de la société SFR SA par le consortium.

A la date de réalisation de la transaction, qui suivra l’accord des autorités de concurrence compétentes, les membres du consortium répartiront les activités comme suit :

  • Bouygues Télécom : l’activité et la base clients de SFR Business (à l’exception des clients B2C disposant d’un numéro SIREN qui seront repris par Free), une partie des activités grand public de SFR (5,9 millions de clients), le MVNO Prixtel (500 000 millions de clients), ainsi que le réseau mobile de SFR en zone non dense (Crozon), l’infrastructure dédiée au fixe B2B et la part SFR du réseau FTTH horizontal dans une partie de la zone très dense (Faber) ;
  • Gratuit: toute la clientèle RED par SFR (6 millions de clients) et une partie des activités grand public de SFR (1,6 million de clients B2C SFR ainsi que 400 000 clients TPE sous la marque SFR) ;
  • Orange : une partie des activités grand public de SFR et les MVNO de SFR Réglo, Syma et Coriolis (au total 4,9 millions de clients).

SFR Logo Boutique

Les fréquences seront réparties entre les trois opérateurs. Par ailleurs, les actifs (notamment les réseaux fixe et mobile hors Crozon, une partie du réseau de distribution, informatique) non repris par les trois opérateurs resteront gérés au sein de SFR pendant une phase transitoire d’au moins 30 mois, phase durant laquelle la société sera détenue à parts égales par les trois membres du consortium afin d’assurer la continuité des opérations pendant la période de migration et d’intégration.

La France reviendra à trois opérateurs

Une phase de concertation s’ouvre désormais avec les instances représentatives du personnel concernées afin de mener un dialogue responsable et constructif, et d’assurer le succès de l’opération pour tous les opérateurs. Par ailleurs, la transaction est soumise à l’approbation des autorités réglementaires compétentes.

La signature des documents juridiques définitifs est attendue au second semestre 2026, tandis que la finalisation de l’acquisition de SFR pourrait intervenir au second semestre 2027 après obtention des autorisations des autorités compétentes, notamment des autorités de la concurrence.

Les opérateurs concluent par une phrase : « A ce stade, il n’y a aucune certitude que cette opération soit réalisée ». C’est en tout cas symbolique : la France va passer de quatre à trois opérateurs, comme c’était le cas avant l’arrivée de Free Mobile.

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