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Le ministère de la Justice américain appuie xAI dans sa bataille contre l’interdiction des outils de nudification de l’IA.

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xAI a récemment obtenu un soutien significatif dans son conflit juridique avec l’État du Minnesota. Le ministère américain de la Justice (DOJ) estime que la législation du Minnesota, qui interdit aux services d’intelligence artificielle d’exploiter les images de manière à exposer des personnes, dépasse les limites fixées par la réglementation fédérale et pourrait contribuer à la fragmentation de la réglementation sur l’IA aux États-Unis.

Le Minnesota impose des pénalités allant jusqu’à 500 000 $

Entrée en vigueur le 1er août, cette loi cible spécifiquement les opérateurs de sites, d’applications et de logiciels capables de transformer une photo ou une vidéo pour y montrer une personne dénudée. Toute tentative d’accès, de téléchargement ou d’utilisation illégitimes peut entraîner une amende civile pouvant atteindre 500 000 $.

Elon Musk

xAI, qui développe l’outil Grok, estime que le texte de la loi est trop large et porte atteinte au premier amendement. L’entreprise souligne un manque d’exceptions claires concernant le consentement, la création artistique ou la parodie. Son avocat, Robert Dunn, résume l’un des arguments en affirmant : « L’État punirait xAI pour avoir permis à un utilisateur de se déshabiller ».

Le DOJ s’inquiète d’un ralentissement du développement de l’IA

Bien que le ministère de la Justice n’ait pas demandé au tribunal de se prononcer directement en faveur de xAI, il exprime ses préoccupations face à la multiplication des réglementations disparates d’un État à l’autre. « Les États doivent veiller à ne pas imposer des mesures excessives qui compromettent la sécurité nationale et économique des États-Unis », déclare le DOJ. Certains pourraient avancer que le contrôle exercé par l’administration Trump sur les grandes institutions du pays, y compris le DOJ, soulève des questions concernant d’éventuels conflits d’intérêts entre les sympathisants de Trump.

Cette affaire fait suite à la controverse liée aux deepfakes sexuels générés par Grok, qui a également entraîné une enquête au Royaume-Uni et une procédure européenne en Irlande. Parallèlement, l’Union européenne s’apprête à instaurer sa propre interdiction des images sexuelles fausses et non consensuelles.

Le juge Donovan Frank est désormais chargé de se prononcer sur la demande d’injonction préliminaire présentée par xAI. Sa décision pourrait devenir un élément de référence essentiel dans la recherche d’un équilibre délicat entre la lutte contre les deepfakes sexuels, la liberté d’expression et le développement des outils d’IA générative aux États-Unis.

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