La Chine prépare un test spatial spectaculaire destiné à tester sa capacité à dévier un astéroïde menaçant. Avant 2030, deux sondes devraient rejoindre un vaisseau géocroiseur : la première l’étudiera en détail, tandis que la seconde le percutera à plus de 9 km/s, soit environ 32 400 km/h et l’équivalent de Mach 26.
Un impact encore plus rapide que celui de la mission DART
L’objectif visé serait 2015. Lors de son passage favorable, il se trouverait à environ 7 millions de kilomètres de la Terre. L’impacteur chinois arriverait près de 50 % plus vite que la sonde DART de la NASA, qui a heurté Dimorphos à environ 6,1 km/s en septembre 2022.

L’objectif ici n’est pas de détruire un objet dangereux, mais de mesurer précisément le transfert d’énergie et la modification de sa trajectoire. La sonde d’observation analysera sa forme, sa rotation et sa surface avant, pendant et après la collision. Ce dispositif limitera la dépendance aux seuls télescopes terrestres.
Un scénario plus proche d’une véritable alerte
Des chercheurs chinois souhaitent donc modifier l’orbite de la cible par rapport à la Terre. DART avait surtout démontré la possibilité de raccourcir de 32 minutes et 42 secondes l’orbite de Dimorphos autour de Didymos, même si des analyses plus récentes ont également détecté un infime effet sur la trajectoire solaire du système.
Ce projet approfondit le programme de défense planétaire de la Chine, basé sur la détection précoce et l’impact cinétique. Son succès dépendra cependant de la composition du XF261 2015, encore mal connue : un rocher compact et un amas de débris ne réagissent pas de la même manière. L’expérience pourrait ainsi fournir des données cruciales pour concevoir un jour une mission d’urgence face à un astéroïde véritablement menaçant.






