Meta abandonne officiellement Llama et révèle Muse Spark, son nouveau modèle d’intelligence artificielle présenté comme la première étape de sa montée en puissance vers une famille de modèles Muse. Disponible aujourd’hui dans les applications Meta, le modèle est le fruit de l’idée originale de Meta Superintelligence Labs, l’équipe restructurée l’année dernière sous la direction d’Alexandr Wang.

Muse Spark de Meta veut rivaliser avec d’autres IA
Meta positionne Muse Spark sur quatre axes : la perception multimodale, le raisonnement, la santé et les tâches agentiques. L’entreprise s’attaque aux lacunes persistantes sur deux fronts et les cite explicitement : « Nous continuons d’investir dans des domaines où les performances actuelles sont insuffisantes, tels que les systèmes agents à long terme et les workflows de code. ». Sur les questions multimodales et visuelles STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), la reconnaissance et la localisation des entités sont identifiées comme les points forts du modèle.
Muse Spark se décline en deux modes distincts. Le mode réflexion, disponible aujourd’hui, est mesuré en benchmarks par rapport à Claude Opus 4.6 Max, Gemini 3.1 Pro High, GPT-5.4 Xhigh et Grok 4.2 Reasoning. Le mode contemplatif, dont le déploiement sera progressif, va plus loin : il « orchestre plusieurs agents qui raisonnent en parallèle »ce qui lui permet, selon Meta, de « rivaliser avec les modes de raisonnement extrêmes de modèles comme Gemini Deep Think et GPT Pro ». Les résultats annoncés atteignent 58% au Humanity’s Last Exam et 38% à FrontierScience Research. Voici les repères.

La santé est un axe de différenciation revendiqué avec une ambition explicitement formulée : Meta présente Muse Spark comme un modèle de ce qu’elle appelle « superintelligence personnelle »dont l’une des applications majeures serait d’aider les utilisateurs à comprendre et à améliorer leur santé. Pour y parvenir, Meta a collaboré avec plus de 1 000 médecins pour compiler les données de formation.
En pratique, le modèle peut générer des éléments visuels interactifs détaillant des informations telles que l’apport nutritionnel des aliments ou les groupes musculaires sollicités lors des exercices. Une API privée en accès anticipé s’ouvre également aux partenaires sélectionnés.
Le chatbot Meta AI reste gratuit, mais la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp envisage de proposer à terme des abonnements payants.






