La Commission européenne intégré aujourd'hui WhatsApp à la liste des très grandes plateformes en ligne, soumettant ainsi l'application de Meta à une surveillance accrue. Cette décision réglementaire cible spécifiquement les canaux WhatsApp pour prévenir les risques de manipulation, sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial.

DSA s'applique aux canaux WhatsApp
Le durcissement des règles ne concerne pas l’ensemble de l’application. L'exécutif européen épargne la partie dédiée aux discussions entre utilisateurs qui reste l'activité principale. Il se concentre uniquement sur les canaux WhatsApp. Ce format de communication de type fil d'actualité tombe sous le coup de la loi après que Meta ait confirmé l'année dernière une audience de plus de 45 millions d'utilisateurs mensuels dans l'Union européenne.
Ce seuil d’audience critique déclenche automatiquement l’application de la loi sur les services numériques (DSA). WhatsApp devient ainsi la troisième entité Meta à recevoir ce statut contraignant, après Instagram et Facebook. Le paysage réglementaire s'étoffe puisque cette liste comprend désormais 26 services, incluant divers acteurs allant de TikTok et X à Wikipédia, en passant par les sites pornographiques et les géants Google ou Apple.
Quatre mois pour s'y conformer sous peine de sanctions
Le compte à rebours est lancé. À partir de cette désignation, Meta dispose d'un délai de quatre mois pour mettre les canaux WhatsApp en conformité avec les exigences de la Commission européenne en matière de DSA. D'ici fin mai, l'entreprise doit avoir mis en place des mesures concrètes pour évaluer et atténuer les risques systémiques liés à son outil de distribution.
Meta doit prouver qu'elle lutte activement contre la diffusion de contenus illégaux, les atteintes à la vie privée et les tentatives de manipulation électorale, tout en garantissant la liberté d'expression. L'Union européenne dispose d'un arsenal punitif dissuasif : en cas d'infractions graves et répétées, les autorités peuvent imposer une interdiction d'opérer sur le continent, en plus d'amendes colossales sur le chiffre d'affaires.






