Waymo créé Waymo France SARL, sa filiale française à Paris le 29 juin au capital de 100 000 euros. C’est l’une des premières étapes concrètes de son arrivée sur le marché européen avec ses voitures autonomes. Alphabet, la maison mère de Google qui gère Waymo, progresse également en Allemagne et en Espagne, mais les premiers véhicules ne devraient pas circuler avant 2027.

Waymo s’implante en France, en Allemagne et dans l’Espace
La nouvelle structure française a été enregistrée au 95 rue La Boétie à Paris, adresse également utilisée par OpenAI et d’autres sociétés. Ses statuts prévoient « fournir des services de transport à la demande utilisant des véhicules autonomes et fournir des services destinés à l’offre commerciale de ces services par des tiers ». A ce stade, la filiale ressemble surtout à un véhicule juridique destiné à préparer le terrain.
Le mouvement ne se limite pas à la France. Waymo a également créé une entité en Allemagne, enregistrée à Munich le 15 juin 2026, et a également créé une filiale en Espagne. L’entreprise s’implante encore plus en Europe avant même de lancer ses premières véritables opérations sur les routes européennes.
Les premiers véhicules Waymo pourraient commencer à circuler en 2027, mais avec des conducteurs humains à bord pour cartographier les zones, accumuler des données locales et ajuster les systèmes aux conditions européennes. Un service totalement autonome n’est donc pas imminent.
Cette prudence contraste avec la puissance déjà affichée aux Etats-Unis, où Waymo revendique des centaines de milliers de déplacements par semaine. En Europe, le groupe doit repartir quasiment de zéro sur le plan opérationnel. Elle doit construire une présence locale, nouer des partenariats et convaincre les autorités que son modèle peut s’inscrire dans un cadre beaucoup plus strict.
La France offre cependant un point d’entrée crédible. Le pays autorise déjà la conduite automatisée de niveau 4 dans des zones et des itinéraires définis, ce qui laisse la porte ouverte à des expérimentations encadrées. Ce cadre reste utile pour des tests ciblés, mais il n’est pas suffisant pour ouvrir immédiatement un service commercial de robotaxis à grande échelle.
L’Europe impose un mur réglementaire et social
Waymo n’est pas seulement confronté à un problème de planification. L’entreprise devra surmonter une série d’obstacles sérieux : homologation des véhicules, règles de sécurité, surveillance à distance, assurance, responsabilité en cas d’accident et acceptabilité sociale. Chacun de ces sujets peut freiner, voire repenser, le modèle économique des robotaxis sur le continent.
Avec la création de Waymo France SARL et de filiales dans les pays voisins, Alphabet souhaite réserver sa place sur trois marchés clés le temps que la législation évolue et que les tests se préparent. Toujours en Europe, Waymo prépare son arrivée à Londres.






