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Nouvel échec pour la fusée Kairos : le Japon peine à lancer ses satellites commerciaux

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Le secteur spatial japonais traverse une nouvelle zone de turbulences. La fusée légère Kairos, développée par la société privée Space One, s'est autodétruite quelques instants après son décollage, marquant le troisième échec consécutif du programme. Ce revers retarde l'ambition du Japon de disposer d'une capacité commerciale indépendante pour placer des satellites en orbite.

Une mission annulée après seulement 69 secondes

La fusée Kairos, un lanceur de 18 mètres fonctionnant à un propergol solide, a décollé de la base privée de Space One, à l'extrémité de la péninsule de Kii, dans la préfecture de Wakayama. Mais seulement 69 secondes après le lancement, le système de sécurité a déclenché l'autodestruction de l'appareil au-dessus de l'océan Pacifique, à environ 29 kilomètres d'altitude.

Échec de Kairos

A son bord se trouvaient cinq satellites expérimentaux, dont certains développés par la société japonaise ArkEdge Space ainsi que l'agence spatiale taïwanaise. Selon Nobuhiro Sekino, vice-président de Space One, les premières analyses n'ont révélé aucune anomalie majeure dans les systèmes de vol ou les équipements embarqués avant l'incident. L'hypothèse privilégiée concerne un dysfonctionnement du système d'interruption automatique du vol.

Un revers pour les ambitions spatiales japonaises

Ce nouvel échec intervient dans un contexte où le Japon cherche à renforcer son autonomie dans le domaine spatial. Le pays souhaite réduire sa dépendance aux lanceurs américains, notamment dans un environnement stratégique marqué par la montée des tensions régionales et la concurrence technologique avec la Chine.

Échec de Kairos

En 2025, seules trois fusées ont été lancées depuis le Japon, très loin de l'objectif d'une trentaine de lancements annuels envisagé pour le début des années 2030. Les entreprises japonaises continuent donc de s'appuyer largement sur des acteurs internationaux comme SpaceX ou Rocket Lab pour mettre en orbite leurs satellites.

Un secteur soutenu mais encore en construction

Le gouvernement japonais tente d'accélérer le développement de lanceurs commerciaux en accordant des subventions et en signant des contrats liés aux satellites de sécurité nationale. Plusieurs grandes entreprises industrielles, dont Canon, IHI et Shimizu, soutiennent également Space One.

Malgré ces investissements, aucun lanceur commercial entièrement conçu par une entreprise japonaise n'a encore réussi à mettre un satellite en orbite. Dans un marché mondial en plein essor, où de nombreuses start-up développent des micro-fusées, ce retard du Japon apparaît comme une anomalie au vu des avancées technologiques de la JAXA (agence spatiale japonaise).

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