Meta évite un procès à haut risque aux États-Unis. Le groupe a conclu un accord financier avec le district scolaire du comté de Breathitt, dans le Kentucky, ce dernier accusant Facebook et Instagram de contribuer à une crise de santé mentale chez les étudiants. Les conditions monétaires du règlement n’ont pas été rendues publiques.
Un cas « test » pour plus de 1 200 districts scolaires
Cette affaire a été considérée comme une affaire « pilote » destinée à mesurer la force des arguments des plaignants avant d’autres procédures similaires. Plus de 1 200 districts scolaires américains poursuivent actuellement les plateformes sociales, affirmant que leurs mécanismes de conception addictifs ont aggravé l’anxiété, la dépression et le trouble déficitaire de l’attention chez les jeunes.

Le district du Kentucky a demandé plus de 60 millions de dollars (environ 51 millions d’euros) pour financer un programme de santé mentale sur 15 ans. TikTok, Snap et YouTube avaient déjà trouvé un accord sur ce même sujet avant Meta.
Meta défend ses outils de protection des adolescents
Un contexte juridique de plus en plus défavorable
Meta affirme avoir réglé l’affaire à l’amiable tout en poursuivant ses efforts de sécurité. Un porte-parole du géant américain explique : « Nous restons concentrés sur notre travail de longue date visant à créer des protections telles que les comptes pour adolescents, qui aident les adolescents à rester en sécurité en ligne, tout en offrant aux parents des contrôles simples pour soutenir leur famille. »
Ce règlement intervient après plusieurs déboires judiciaires pour les réseaux sociaux. En mars, un jury de Los Angeles a condamné Meta et Google dans une affaire liée à l’addiction aux plateformes, retenant notamment le rôle de certains choix de conception comme le défilement infini ou les recommandations algorithmiques.
Meta ne reconnaît évidemment aucune faute dans cet accord, mais la pression augmente. Les écoles, les familles et les autorités ne ciblent plus uniquement les contenus publiés par les utilisateurs et s’attaquent désormais à l’architecture même des plateformes.






