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Le ministère de la Transition écologique annonce avoir été victime d’une cyberattaque.

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Le ministère de la Transition écologique a confirmé avoir été victime d’une cyberattaque, après avoir initialement qualifié l’événement de simple « incident informatique ». Mercredi, plusieurs sites gouvernementaux associés à ce ministère étaient inaccessibles, y compris celui dédié aux consultations publiques sur les questions environnementales. De nombreux portails administratifs affichaient le message suivant : « Maintenance en cours. Veuillez réessayer plus tard, vous pourrez bientôt réutiliser ce service. »

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Face à la pression médiatique, le ministère a finalement fourni des détails à l’AFP, déclarant : « Le centre ministériel a été la cible d’une attaque informatique sophistiquée la semaine dernière, visant les outils de messagerie ». Il a ajouté que « des mesures spécifiques ont été mises en place pour faire face à cette attaque et renforcer la sécurité des systèmes d’information ». Le ministère a également précisé que « un signalement a été effectué auprès du parquet ». Par ailleurs, l’Anssi a confirmé son intervention « auprès des administrations du ministère de la Transition écologique, suite à des suspicions de compromission de certains comptes utilisateurs et dans le cadre d’enquêtes », précisant que « les investigations et les mesures correctives mises en œuvre pourraient occasionner l’interruption temporaire de certains services numériques ».

Vol de données après le piratage du ministère de la Transition écologique

Un hacker se désignant comme « mondial » a revendiqué sur un forum fréquenté par d’autres hackers avoir extrait deux ensembles de données de systèmes associés au domaine developpement-durable.gouv.fr. Selon ses dires, il a obtenu un premier accès en raison d’un service d’authentification mal configuré, exploitant ensuite une vulnérabilité de type IDOR sur OISO, l’outil informatique de suivi des instances ministérielles. Les dossiers divulgués concernent environ 22 800 personnes, réparties de la manière suivante :

  • 8 166 utilisateurs, comprenant adresses e-mail et 3 642 numéros de téléphone mobile.
  • 14 656 enregistrements relatifs aux contrôleurs agréés, incluant ceux de la société APAVE Exploitation France.

Ce nouvel incident fait partie d’une série de piratages ayant touché l’administration française cet été, suite à un piratage fiscal survenu fin juin et fin juillet, affectant au moins 678 000 particuliers et professionnels, puis à la fuite d’informations sur des agents du ministère de l’Éducation révélée le 31 juillet. Face à cette multiplication des incidents, le Premier ministre Sébastien Lecornu a chargé l’Anssi de mettre en place une nouvelle cellule cyber visant à offrir une réponse opérationnelle plus rapide.

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