Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a affirmé clairement lors de sa conférence de presse de rentrée : « Les enfants pourront réintégrer les classes et le personnel également à partir du mardi 1er septembre ». Cette déclaration repose sur un argument solide, puisque 98 % des préparatifs pédagogiques étaient déjà finalisés avant les vacances d’été, bien avant que la cyberattaque du 31 juillet ne vienne perturber les systèmes du ministère.

Le ministre souligne que la situation est sous contrôle, qualifiant les restrictions d’accès de simples précautions plutôt que de véritables dégâts : « Ce ne sont pas des dommages, c’est une mesure de précaution ». Cette déclaration vise à apaiser les inquiétudes suscitées par l’annonce d’un vol de données affectant enseignants et étudiants, incident dont les hackers à l’origine de l’attaque assument ouvertement la responsabilité.
Rétablissement quasi total des accès avant la rentrée
La majorité des services numériques du ministère ont retrouvé leur fonctionnement normal après avoir été suspendus en raison de la découverte de la cyberattaque. Seule l’académie de Toulouse reste sans accès depuis plusieurs jours, une situation que le ministre juge « inconfortable pour le personnel », sans toutefois remettre en cause le calendrier général de la rentrée.
Alors que les préparatifs pour la rentrée avancent comme prévu, le ministère déploie parallèlement plusieurs initiatives visant à renforcer sa sécurité informatique sur le long terme :
- audit conjoint avec l’ANSSI
- mise en place de la double authentification sur 400 applications d’ici début 2027
- revue des procédures d’archivage et de suppression
- mission flash consacrée à la sécurité des systèmes d’information
Ces actions, prévues sur plusieurs mois, n’impactent pas le calendrier de la rentrée et visent à prévenir la répétition d’un incident similaire à l’avenir. Néanmoins, le ministère reconnaît ne pas avoir encore établi de bilan précis concernant les personnes dont les données ont été compromises, une incertitude qui, selon Édouard Geffray, n’affecte pas la capacité des élèves et du personnel à reprendre les cours comme prévu le 1er septembre.






