Netflix a révélé avoir intégré l’intelligence artificielle générative sur environ 300 programmes, principalement pendant la phase de post-production. Le co-patron du service de streaming Ted Sarandos justifie cette adoption massive par un argument strictement économique : « Dans de nombreux cas, les productions auraient dû renoncer à ces plans clés parce qu’elles n’en avaient tout simplement pas les moyens. ».

Netflix se concentre davantage sur l’IA générative
Le documentaire L’expérience américaine : une nation à l’épreuve du temps illustre concrètement ce gain : ses 17 minutes de contenu enrichi par l’IA ont été produites deux fois plus vite et pour la moitié du coût habituel, selon Ted Sarandos. D’autres titres comme gloire Ou Brésil 70 : Le troisième sacre utiliser les mêmes outils pour créer des séquences d’une grande complexité technique, comprenant des scènes de foule enrichies, des batailles historiques reconstituées ou des plans destinés à construire un univers visuel. Le co-patron de Netflix résume ce basculement en expliquant que Netflix exploite « de plus en plus de ces outils permettent de délivrer un rendu de meilleure qualité, plus rapidement et à moindre coût ».
Cette stratégie s’accompagne d’une accélération des investissements dans l’IA, matérialisés notamment par l’acquisition d’InterPositive, start-up spécialisée cofondée par Ben Affleck, et par la création d’un studio d’animation interne dédié à ces technologies. Netflix avait déjà testé ces outils sur la mini-série L’Eternaut et recréé la voix de Gene Wilder par IA pour son programme Le ticket d’or de Willy Wonka.
Ces annonces ont eu lieu avec la publication des résultats financiers du deuxième trimestre 2026. La société a enregistré un chiffre d’affaires de 12,56 milliards de dollars, en hausse de 13,4% sur un an, pour un bénéfice net de 3,4 milliards de dollars, en hausse de 8,84%.
L’engagement des abonnés reste sous surveillance
Par ailleurs, il a été récemment rapporté que Netflix continuait d’avoir du mal à fidéliser ses abonnés au-delà de la première saison des séries, un défi que la plateforme conteste aujourd’hui en prévoyant 97 milliards d’heures vues par ses abonnés en 2026, en hausse de 2% sur un an. Netflix redéfinit également sa notion d’engagement en intégrant, au-delà du simple temps passé, « qualité et variété » contenus consommés, une nuance affichée dans sa lettre aux actionnaires. Le rapport interne Ce que nous avons regardéqui détaillait ces chiffres, passe désormais d’une publication semestrielle à une fréquence annuelle.
Face à la concurrence de YouTube et de ses contenus gratuits, Netflix explore de nouveaux formats comme les vidéos au format court et les clips inspirés de TikTok. Un accord a été récemment signé avec plusieurs médias, dont BuzzFeed. De plus, il a été révélé que la plateforme envisageait de diffuser des chaînes de télévision en direct, une option qui rapprocherait son modèle de celui de la télévision linéaire traditionnelle.






