Comme tant de grands groupes avant lui, Hasbro traverse à son tour une zone de fortes turbulences. Le géant américain du jouet, propriétaire de grandes franchises comme Transformateurs, Peppa Pig, Donjons & Dragons, Monopoly ou même Magie : le rassemblementa confirmé avoir subi une cyberattaque et a reconnu que ses opérations pourrait rester perturbé pendant plusieurs semaines. L’incident, officiellement signalé aux investisseurs, illustre une nouvelle fois la vulnérabilité croissante des grands groupes industriels face à des menaces informatiques potentiellement destructrices.
Une intrusion détectée fin mars et des systèmes rapidement mis hors ligne
Selon les informations rendues publiques par l’entreprise, l’intrusion a été détectée le 28 mars 2026. En réponse, Hasbro a pris la décision de désactiver une partie de ses systèmes afin de contenir l’incident et sécuriser ses opérations. Cette réponse d’urgence a immédiatement laissé entrevoir l’ampleur du problème : lorsqu’un grand groupe supprime lui-même certains outils critiques, cela signifie souvent que la menace ne se limite pas à un incident isolé et touche potentiellement des environnements sensibles de production, de logistique ou de gestion.

Le groupe affirme en outre avoir déployé des plans de continuité d’activité pour continuer à prendre des commandes, expédier ses produits et maintenir ses fonctions clés pendant cette phase de remédiation. Une précision qui, loin d’être totalement rassurante, confirme surtout que le fonctionnement habituel du système informatique est bien affecté.
Des questions toujours sans réponse
À ce stade, Hasbro ne détaille pas la nature exacte de l’attaque. Il n’existe aucun moyen de dire publiquement s’il s’agit d’un ransomware, d’une compromission silencieuse ou de tout autre scénario d’intrusion. L’entreprise indique également qu’elle ne sait pas dans l’immédiat si des données ont été volées, ce qui laisse penser que l’enquête est toujours en cours et que le périmètre réel de la cyberattaque n’est pas totalement établi.
L’entreprise explique avoir mobilisé des spécialistes en cybersécurité et continue de mettre en œuvre des mesures pour sécuriser ses activités. Une telle formulation suggère que la phase de confinement et de « désinfection » des serveurs n’est pas terminée.
Cyber-risque accru pour les grandes entreprises
Ce type d’attaque rappelle que les cybercriminels ne ciblent plus uniquement les acteurs technologiques ou financiers. Les groupes industriels et les propriétaires de grandes marques mondiales sont également devenus des cibles privilégiées, tant pour leur valeur économique, que pour leur exposition médiatique et les effets en cascade que la paralysie peut provoquer sur leurs chaînes d’approvisionnement. Bref, des cibles de choix pour des groupes de hackers de plus en plus organisés et déterminés, parfois aussi à la solde de certains États désireux de porter des « coups » économiques à un pays concurrent.






