Changer son chatbot IA a toujours signifié une chose : repartir de zéro et donc abandonner des mois de contexte accumulé. Google vient de lever cet obstacle en lançant deux outils d’import dans Gemini, permettant de ramener des conversations et de la mémoire depuis ChatGPT, Claude ou d’autres systèmes d’intelligence artificielle.

Passer de l’IA à Gemini devient simple
Deux méthodes sont proposées. La première méthode cible l’ensemble de l’historique. Les utilisateurs exportent leurs données depuis ChatGPT ou Claude sous forme de fichier ZIP, puis les envoient à gemini.google.com/import. Le système accepte jusqu’à cinq fichiers par jour, avec une limite de 5 Go par fichier, ce qui couvre facilement plusieurs années de conversations accumulées. Une fois importées, les conversations sont visibles et peuvent être prises directement dans Gemini.
La deuxième méthode concerne la mémoire personnalisée. Une invite suggérée par Google est copiée dans ChatGPT ou Claude qui génère un résumé des préférences, des habitudes et des informations personnelles stockées. Ce résumé est ensuite collé dans l’outil d’importation de Gemini qui l’intègre dans son propre système de mémoire. On peut également souligner qu’Anthropic a déjà proposé cette même méthode pour importer des données d’autres IA dans Claude.
Le choix de cibler explicitement ChatGPT et Claude, les deux IA concurrentes les plus utilisées, est délibéré. Les frictions liées au changement de plate-forme sont l’un des principaux facteurs de fidélisation des utilisateurs chez OpenAI et Anthropic. En le supprimant, Google tente de convertir les utilisateurs curieux de connaître Gemini mais réticents à renoncer à leur historique.
La disponibilité en Europe attendra…
Un obstacle demeure pour les utilisateurs en Europe : la fonctionnalité est actuellement indisponible dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et en Suisse. Cette restriction géographique reflète probablement les contraintes du RGPD concernant le transfert de données personnelles entre fournisseurs d’IA. Google ne précise pas quand l’outil d’importation de données sera disponible.






