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Grok et deepfakes sexuels : X est visé par une enquête en Europe avec l'Irlande

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L'Autorité irlandaise de protection des données (DPC) ouvert une enquête pour le compte de l'Union européenne contre X (anciennement Twitter) pour déterminer si le réseau social a respecté le RGPD lors du traitement de données personnelles liées à la création et à la publication de deepfakes sexuels via Grok, son intelligence artificielle.

Logo de l'icône Grok

Cette nouvelle procédure s'inscrit dans un étau juridique qui se resserre autour d'Elon Musk (propriétaire du réseau social

Grok permet aux utilisateurs de générer des images nues de personnes réelles à partir de photos ou de vidéos, y compris d'enfants, selon Graham Doyle, commissaire adjoint à la DPC. Le régulateur irlandais, compétent pour agir au niveau européen car le siège du réseau social X est situé à Dublin, est en contact avec la plateforme  » depuis la parution, il y a quelques semaines, des premiers articles de presse concernant la prétendue capacité des utilisateurs X à animer le compte @Grok sur X pour générer des images sexualisées de personnes réelles, y compris des enfants »précise-t-il. La DPC a notifié à X l’ouverture formelle de l’enquête avant de l’annoncer publiquement.

Face au tollé international provoqué par ces révélations en janvier, plusieurs pays ont bloqué Grok sur leur territoire. Le Royaume-Uni et d’autres États ont lancé leurs propres enquêtes. X a réagi mi-janvier en limitant son outil d’IA dans les pays où la création de telles images est illégale, mais cette réponse n’a pas suffi à apaiser la pression réglementaire.

Déjà d'autres procédures en cours

Cette enquête sur le RGPD (le règlement européen sur la protection des données) s'ajoute à deux autres procédures déjà en cours. En avril 2025, la DPC a ouvert une première enquête sur l’utilisation de données personnelles par X pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.

Par ailleurs, la Commission européenne a lancé fin janvier une enquête distincte pour vérifier si X a violé les règles numériques européennes qui obligent le réseau à protéger les utilisateurs contre les contenus illégaux. Début janvier, l’UE a ordonné à X de conserver tous ses documents internes et données relatifs à Grok jusqu’à fin 2026.

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