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La Corée du Sud propose l’accès gratuit à l’IA pour l’ensemble de ses habitants.

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La Corée du Sud intensifie ses efforts dans le domaine de l’intelligence artificielle avec le programme « IA pour tous », qui permettra à toute la population d’accéder gratuitement et de manière illimitée aux services d’IA générative. L’objectif du gouvernement est de considérer l’IA comme un service d’intérêt public tout en renforçant la souveraineté technologique du pays face aux modèles américains et chinois. Ce dispositif proposera des services de haute qualité sans nécessiter d’abonnement payant.

Drapeau de la Corée du Sud

Trois acteurs sud-coréens pour déployer l’IA

Le ministère sud-coréen des Sciences et des TIC (Technologies de l’information et de la communication) a retenu trois consortiums, dirigés par SK Telecom, Kakao et KT, pour développer ce service national d’IA. Ces trois groupes ont été sélectionnés parmi six candidats et recevront cette année un total de 512 processeurs graphiques Nvidia B200. L’État coréen prévoit également de financer les coûts nécessaires au fonctionnement de ce service à l’échelle nationale à partir de 2027.

Les premiers tests devraient commencer en septembre et octobre, avec un lancement national prévu d’ici la fin de l’année. En juillet, le gouvernement avait déjà annoncé son intention de proposer un chatbot généraliste et un agent public d’IA de manière gratuite et sans restriction d’utilisation. A partir de 2027, il vise à instaurer un agent IA par habitant, capable d’assister au-delà de simples interactions basées sur des prompts.

Les applications envisagées comprennent directement des services du quotidien tels que la recherche d’aides publiques, les démarches administratives, les réservations, le logement, la santé, l’éducation ou la fiscalité. Les petites entreprises bénéficieront également de ces outils pour calculer leurs impôts et vérifier leur éligibilité à certains programmes publics.

Une stratégie axée sur la souveraineté et l’accès universel

Le projet est également justifié par la nécessité de lutter contre la fracture numérique liée à l’IA. Le ministère évalue qu’environ deux tiers des Sud-Coréens ont déjà utilisé des services d’IA, tandis qu’une portion significative de la population n’y a pas encore accès. Le gouvernement veut garantir que cet accès soit indépendant des revenus, de l’âge ou des compétences numériques, tout en encourageant l’utilisation de modèles développés localement.

Le choix des interfaces vise à faciliter l’adoption : SK Telecom proposera l’accès via une application, un téléphone et des SMS, alors que Kakao s’appuiera sur sa plateforme KakaoTalk. De son côté, KT intégrera son IA dans plusieurs services numériques, y compris Daum et ses plateformes médiatiques.

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