Amazon fait un grand pas en avant vers le déploiement de son réseau satellite Leo. Après un lancement par une fusée Atlas V de United Launch Alliance depuis Cap Canaveral, 29 nouveaux satellites auraient rejoint l’orbite basse. L’entreprise estime désormais disposer d’une flotte suffisante pour préparer l’ouverture de son offre d’accès à Internet par satellite dans ses premières zones de couverture.
Plus de 390 satellites désormais en orbite
Les satellites déployés devraient progressivement atteindre leur altitude opérationnelle, fixée à environ 630 kilomètres au-dessus de la Terre. Une fois cette phase terminée, Amazon Leo pourrait commencer à assurer une connexion continue sous certaines latitudes, avant une extension progressive du service.

Chris Weber, vice-président d’Amazon Leo, affirme que le réseau compte désormais « suffisamment de satellites pour assurer un service continu dans les premières zones géographiques couvertes ». Le groupe n’a toutefois pas encore précisé quels pays ni quels clients seront servis en priorité lors du lancement initial.
La fusée Vulcan doit accélérer la cadence
Cette mission marquerait la dernière utilisation d’un Atlas V pour le programme Leo. Les futurs déploiements s’appuieraient notamment sur Vulcan, le nouveau lanceur lourd de United Launch Alliance, capable d’emporter plus de 40 satellites à chaque mission. Amazon prévoit également d’utiliser la fusée New Glenn de Blue Origin pour augmenter rapidement la capacité de sa constellation.

Melissa Wuerl, directrice des systèmes de lancement chez Amazon Leo, en discute « une trajectoire claire pour accélérer le rythme des lancements et des déploiements »avec plusieurs centaines de satellites déjà prêts à être envoyés depuis la Floride.
Un retard considérable par rapport à Starlink
Amazon reste néanmoins loin derrière Starlink, qui compte déjà plus de 10 000 satellites en orbite et commercialise son accès Internet dans de nombreux pays. Leo devra donc rapidement étendre sa couverture et démontrer la compétitivité de son service pour s’imposer sur un marché de l’internet spatial devenu particulièrement concurrentiel.






