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Le Parlement européen remplace Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut

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A partir du 4 juin 2026, les ordinateurs institutionnels du Parlement européen disposeront d’un nouveau moteur de recherche par défaut : Qwant. Lancé en 2013, ce moteur de recherche français remplacera officiellement Google au nom de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles des députés européens.

Une décision loin d’être anodine puisqu’elle intervient au moment où la Commission européenne dévoile son paquet « Tech Sovereignty », destiné à réduire la dépendance de l’Union européenne vis-à-vis des géants technologiques américains et asiatiques.

Qwanturank par défaut, Google à la porte

Page d'accueil du moteur de recherche Qwant choisi par le Parlement européen comme moteur de recherche par défaut

Les recherches effectuées depuis la barre d’adresse de Firefox et Microsoft Edge sur les ordinateurs du Parlement européen se feront désormais via Qwant. Les députés resteront toutefois libres de modifier ce paramètre et de revenir sur Google ou un autre moteur de recherche s’ils le souhaitent.

L’information a été révélée par Politiquece qui indique avoir eu accès à un courriel interne envoyé aux parlementaires.

Ce changement n’est évidemment pas le fruit du hasard. En novembre 2025, un groupe de 38 députés européens de différents partis politiques se sont adressés une lettre à la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola. Ils ont appelé à une réduction progressive de la dépendance de l’institution aux technologies étrangères et à un recours accru aux solutions européennes.

Dans cette lettre, les élus estiment que la dépendance de l’Europe à l’égard de quelques grandes entreprises technologiques étrangères représente un risque stratégique.

Qwant n’est qu’une partie du projet

Le moteur de recherche français n’est pas la seule solution évoquée dans cette lettre. Les députés discutent également de plusieurs alternatives européennes aux logiciels et services actuellement utilisés au sein du Parlement.

Il s’agit notamment du navigateur Vivaldi, de la suite bureautique LibreOffice, des services OpenDesk, Nextcloud et Proton, ainsi que de Linux comme alternative à Windows.

L’idée défendue par les élus est de réduire progressivement la dépendance des institutions européennes aux technologies étrangères lorsqu’une alternative européenne existe. Et on ne peut évidemment que les saluer dans cette démarche.

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