Moins d’un mois après son lancement, Hydracker a été piraté. Un individu se faisant appeler « Blackspell81 » affirme avoir piraté les serveurs du site et mis en ligne l’intégralité du catalogue : 2,4 millions de liens et 130 000 torrents, accessibles gratuitement. Pour le hacker, « personne ne devrait avoir à payer pour du contenu piraté ».
Un scénario qui n’est pas sans rappeler la fin d’YggTorrent, également victime d’un piratage destructeur en mars dernier, quelques semaines après la mise en place d’un abonnement payant controversé.
2,4 millions de liens et 130 000 torrents mis en ligne
C’est sur le site darkileak.buzz que Blackspell81 a publié le fruit de son intrusion. On retrouve la base de données complète de liens disponible en SQL (~17,4 Go) ou JSONL (~19,2 Go), avec une version allégée sans les fichiers NFO (~830 Mo). La base de données torrent est également en ligne, fichiers .torrent inclus, pour un total d’environ 10,2 Go.
Le hacker justifie son action en quelques lignes : Hydracker aurait « voulu imposer sa vision capitaliste du partage », ce qui l’aurait poussé à prendre les choses en main. Il cite en introduction Aaron Swartz, militant du libre accès à l’information décédé en 2013, pour justifier son action.

L’administrateur d’Hydracker, Gandalf, confirme le piratage de Telegram
Le 18 mai à 16h48, Gandalf, l’un des administrateurs du site, a posté un message sur la chaîne Telegram officielle d’Hydracker pour confirmer l’attaque. Le développeur du site aurait repris le contrôle des serveurs, mais il faudra du temps pour identifier la faille et réinstaller l’infrastructure.
Gandalf minimise également la protestation, citant « une dizaine de mécontents sur des milliers » d’utilisateurs satisfaits, et promet que le site redémarrera. Selon lui, pas question de « se laisser avoir » par ceux qui rejettent le nouveau modèle payant.

L’histoire se répète
Ce hack intervient moins de trois mois après la fermeture définitive d’YggTorrent, également victime d’un hack destructeur début mars. Dans les deux cas, le passage à un modèle payant avait provoqué une révolte au sein de la communauté, et c’est un hacker revendiquant les valeurs originelles du warez qui est passé à l’action.
Hydracker promet de repartir. Mais le site va désormais devoir gérer deux problèmes à la fois : les ayants droit d’un côté, et une partie de sa propre communauté de l’autre.






