Cybersécurité

Une nouvelle étude met en garde contre un risque imminent de collision spatiale en orbite basse

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La congestion en orbite basse vient de franchir un seuil critique. Une nouvelle étude – qui introduit un nouvel indicateur appelé CRASH Horloge et destiné à mesurer la pression exercée sur orbite basse (LEO) – vient de tirer des conclusions particulièrement alarmantes : en cas de perte brutale des capacités d'évitement de plusieurs satellites, une collision majeure pourrait survenir en seulement 2,8 jours.

Cette estimation est basée sur le volume actuel d’objets en orbite basse, qui n’a cessé de croître avec l’essor des mégaconstellations. Les chercheurs décrivent un contexte où les « quasi-collisions » ne sont plus exceptionnelles… mais plutôt routinières !

Le spectre du syndrome de Kessler

Une collision importante pourrait en outre déclencher une réaction en chaîne, une réaction connue sous le nom de syndrome de Kessler. Ce scénario théorique décrit une explosion des impacts entre satellites et débris, au point de rendre certaines orbites inutilisables pendant des décennies et de fragiliser les infrastructures numériques mondiales.

Pesanteur

Une détérioration rapide de la situation

Le CRASH Clock relativise l’accélération du phénomène : en 2018, le délai estimé avant une collision catastrophique dépassait encore quatre mois. Aujourd'hui, la multiplication des satellites a réduit cette fenêtre à quelques jours. Il y a désormais plus de 24 000 objets en orbite basse, contre moins de 14 000 il y a six ans.

Starlink, symbole d'un ciel surchargé

La constellation Starlink illustre cette densification extrême. Ses milliers de satellites effectuent en permanence des manœuvres d'évasion, parfois plusieurs dizaines par an et par appareil. Une panne logicielle majeure ou une intense tempête solaire suffiraient à faire basculer cet équilibre précaire. Via le CRASH Clock, les chercheurs réclament donc une révision urgente des stratégies de déploiement spatial. L’orbite basse, pilier invisible de nos communications modernes, n’a jamais été aussi proche du point de rupture.

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